MAXIME-OLIVIER MOUTIER
Crédit photo: Alexandra Bolduc
LETTRES À MADEMOISELLE BROCHU+ ROMAN+176 PAGES+12,95$+ISBN : 978-2-922944-29-7
Après cinq ans de silence, Les trois modes de conservation des viandes marque le début d’un nouveau cycle d’écriture pour Maxime-Olivier Moutier. Véritable symphonie polyphonique, ce roman est une exploration de la vie domestique, un éloge de la paternité, un livre nécessaire pour la vie à deux. Maxime-Olivier Moutier nous offre un point de vue masculin sur l’amour, les femmes et les énormes fissures qui nous séparent parfois. « Car le monde est dur à métaboliser. » Si vous vous êtes toujours demandé ce que votre mari pense vraiment quand vous passez devant lui le samedi matin, les cheveux en bataille, traînant le panier de lavage, ce livre est essentiel. Si vous n’arrivez pas à comprendre pourquoi votre femme fait le ménage de la garde-robe et en ressort deux grands sacs verts à jeter toutes les saisons, ce récit est pour vous. Si vous cherchez la recette magique pour trouver l’amour, vous découvrirez dans cet ouvrage une incantation chamanique, où interviennent une patate germée et un verre d’eau, qui fonctionne à tout coup. Les trois modes de conservation des viandes est un roman intimiste fécond qui pourrait provoquer un nouveau baby-boom…
LES TROIS MODES DE CONSERVATION DES VIANDES + ROMAN + 263 PAGES +21,95 $
+ISBN : 978-2-922944-25-9
Avez-vous déjà lu Lettres à mademoiselle Brochu ? Roman épistolaire moderne, Lettres à mademoiselle Brochu offre une histoire picaresque version compacte, un bric-à-brac d’émotions et de détails saugrenus, une sorte de miracle issu du ton qui porte cette histoire d’amour au charme acide. Dans le grand mouvement de renouvellement des écritures romanesques de la fin des années 1990, Maxime-Olivier Moutier s’est signalé par la charge explosive de ses récits. Ces derniers contaminent l’esprit du lecteur, qui en sort changé à tout coup. Maxime-Olivier Moutier est un écrivain pour aujourd’hui et demain. Publié à L’Effet pourpre en 1999, ce titre, épuisé depuis quelques années, est réécrit, augmenté d’une nouvelle préface et orné d’une toile de Tommy Doyle, illustrateur
montréalais.
Crédit photo: Alexandra Bolduc
crédit photo: Sarah Scott
Écrivain et psychanalyste, Maxime Olivier Moutier n’a jamais eu l’habitude de faire dans la dentelle. Né à Montréal Nord au sein de la communauté italienne, il fait encore aujourd’hui partie de ceux qui savent et nous rappellent que nous vivons dans un monde de fous. Il tente de faire sa part lorsqu’il s’agit d’en alléger les douleurs.
Nous ne connaissons pas l'indigence. Nous avons érigé des cathédrales, dressé des monuments, bâti des empires. Et lorsque nous avons chassé le bon Dieu de nos chaumières, nous avons élaboré de nouvelles formules et construit des hôpitaux. Nous, Occidentaux, sommes riches et en santé.

Pourtant, malgré nos ressources et notre science, nous ne possédons rien qui puisse nous rasséréner. Rien qui puisse nous aider à dormir. Reste que notre détresse et notre angoisse. Et que notre voix pour la dire. Mais parler comporte un risque : celui d'admettre que nous ne savons peut-être plus quoi bouger pour continuer de vivre.

La gestion des produits est une plongée en apnée dans l'univers des Centres de crise du Grand Montréal. En nous rapportant l'histoire des gens qui y entrent et qui en ressortent, Maxime Olivier Moutier, tel un Diogène des temps modernes, force son lecteur à s'interroger sur la futilité de son opulence et de ses certitudes. Il ouvre une brèche qui nous aspire. Mais n'ayez crainte : La gestion des produits est, ultimement, un livre lanterne.
LA GESTION DES PRODUITS + ESSAI + 240 PAGES + 27,95 $ + ISBN : 978-2-923896-04-5
Rita vient de quitter l'amoureux qu'elle fréquentait depuis quatorze ans. Désormais toute seule dans son appartement, elle raconte les événements marquants de cette vie qui est la sienne. Sa peine l'aide à se remémorer des épisodes d'autrefois : ses deux filles qu'elle ne voit plus, le viol dont elle a été victime, ses chiens morts au chenil. Elle entreprend un grand ménage effréné, après avoir accusé le coup, comme elle seule peut le faire.

Entre la tristesse et le courage qu'il lui faut retrouver, elle nous parle de Denis, de Carole, d'Isabelle, de Catherine, de Michel le concierge, de sa vadrouille Vileda, puis d'un aquarium qu'elle a l'intention d'acheter pour y installer une tortue.

La vie de Rita est une autre manière d'expliquer pourquoi on a raison d'être fou. Ce livre s'inscrit dans le projet d'écriture hyperréaliste que tente de réaliser Maxime Olivier Moutier depuis la rédaction de son livre Les trois modes de conservation des viandes.

Maxime Olivier Moutier est écrivain et psychanalyste. Né à Montréal en 1971, il a marqué sa génération par la vérité qui émane de ses récits sans excuses. Rita tout court, un hommage aux plus démunis, est un interlude dans La gestion des produits, sa suite d'essais en cinq volumes.
RITA TOUT COURT, MAXIME OLIVIER MOUTIER, PIÈCE, ISBN 9782923896205, 104 p., 19.95$
SCELLÉ PLOMBÉ, MAXIME OLIVIER MOUTIER, ROMAN, ISBN 9782923896243, 144 p., 21.95$
« Tu faisais des blagues et je ne riais pas. Tu traversais la moustiquaire avec ton drink à la main et je trouvais ça normal. Je criais à l'aide parce que je m'étais enfermée dans le garage et qu'il commençait à faire froid, et tu ne m'entendais pas. Je t'entendais prendre une douche, je criais, et tu ne répondais pas. Tu te déguisais pour faire peur aux enfants, et je ne te trouvais pas drôle. Tu faisais des jus d'orange et je n'en voulais pas. Tu rêvais d'un appartement au centre-ville et je voulais une ferme à La Prairie. Tu prévoyais aller au zoo et je n'avais pas le temps. Je te proposais d'aller au resto, pour occuper l'ennui, et tu souffrais de diarrhée une demi-heure avant de partir. »

Une jeune femme qui a réussi sa carrière autant que sa famille, dissèque l'histoire de son couple quand son mari est retrouvé mort foudroyé sur un terrain de golf. Pamphlet ad hominem sur l'amour, Scellé plombé cartographie les malentendus, l'incompréhension et les dialogues de sourds qui jadis étaient utilisés par un homme et une femme pour faire des enfants et se propulser dans l'avenir. Il faut lire Maxime Olivier Moutier comme on lit Sénèque ou Cioran. Il scorie notre histoire collective à travers les méandres de la vie intime, de l'espace ménager, tout en explicitant l'impossibilité contemporaine de faire couple.
Pour une éthique urbaine, Éditions de l'Effet pourpre, 2002.
Risible et noir, précédé de Potence Machine, Éditions J'ai Lu, coll. Nouvelle génération, 2000.
Marie-Hélène au mois de mars, Éditions Triptyque, 1998.
Risible et noir, Éditions Triptyque, 1997.
Potence Machine, Éditions Triptyque, 1996.
AUTRES TITRES DU MÊME AUTEUR
Maxime Olivier Moutier utilise la culture, la littérature et l'art comme véhicule pour devenir un meilleur humain.

Alors que des escargots mal-aimés sèment la terreur dans les campagnes, que la grippe A (H1NI) et une apocalypse prédite par les Mayas menacent la survivance de l'humanité, l'alter ego de Moutier tient un journal. Il y raconte que la mononucléose lui fait imaginer des festins là où il n'y en a pas. Qu'il prend au milieu des sapins une fille au nom de fleur sauvage. Il y fait état des soubresauts d'un amour agonisant, de la fièvre des passions clandestines, des efforts d'un père pour préserver ses enfants de sa douleur, de la solitude, de la détresse, mais surtout, du refuge que constituent ses découvertes artistiques.

Ainsi, au milieu de la noirceur enveloppante des classes de l'UQAM, Moutier trouve dans les œuvres diffusées par le projecteur la lumière qu'il lui faut pour continuer. Après tout, on a déjà construit des temples sans toit pour que Dieu puisse y entrer. Joseph Beuys s'est enfermé avec un coyote sauvage dans une galerie de New York. Chris Burden a choisi de se faire crucifier sur une Volkswagen et tirer une balle de carabine dans le bras. Le syndrome de Stendhal fait basculer les amateurs d'art de l'extase à l'évanouissement. John Cage a imaginé un concert dont l'aboutissement serait déterminé par le moment où un papillon s'échapperait de la salle. Une statue de Charles Daudelin est assez sécurisante pour qu'on y passe la nuit, et le pavillon Liliane et David M. Stewart du Musée des beaux-arts de Montréal assez invitant pour qu'on veuille y faire sa maison. Il y a là matière à se réconcilier avec la vie.

À la façon du ready-made, l'objet usuel que constitue le journal se voit ici promu au rang d'œuvre d'art.
JOURNAL D'UN ÉTUDIANT EN HISTOIRE DE L'ART, MAXIME OLIVIER MOUTIER, ROMAN, ISBN 9782923896489, 480 p., 34.95$
MARIE-HÉLÈNE AU MOIS DE MARS, MAXIME OLIVIER MOUTIER, ROMAN, ISBN 9782923896625, 258 p., 15.95$
Alors que paraissait la première édition du roman Marie-Hélène au mois de mars, Maxime Olivier Moutier se demandait s'il n'aurait pas mieux fait de le garder dans ses tiroirs. C'est toutefois ce premier roman qui, après le succès de ses recueils de récits Potence Machine (Triptyque, 1996) et Risible et noir (Triptyque, 1997), a poussé la critique à l'élever au rang des écrivains majeurs.

Sous l'appellation frondeuse de " roman d'amour ", Marie-Hélène au mois de mars détaille le séjour dans l'aile psychiatrique d'un homme dont la tentative de suicide a échoué. Au milieu des fous qui hurlent et entre deux doses de somnifères, le narrateur fait le récit des événements ayant mené à son internement. Un soir de mars, la femme aimée le trahissait. Un jour plus tard, elle lui sauvait la vie. De l'écriture acide émerge une haine dont les contours tranchants révèlent un amour prégnant et destructeur. Dans le cabinet de la psychiatre, à la cafétéria, dans les couloirs arpentés par des hommes et des femmes perclus de détresse, les jours passent, tous pareils et tous menés par un même désir : celui de mourir. Bientôt, le narrateur ressuscitera une histoire familiale où se terre peut-être le germe de sa douleur.

Près de vingt ans après sa parution, la modernité de Marie-Hélène au mois de mars ne se dément pas. L'écriture y est franche, subversive, déconcertante. Il s'agit d'une œuvre marquante de la littérature québécoise ; un roman dur et nécessaire.